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L'ASPECT CONCRET

Le ciel - La Terre - le temps

Ces repères nous permettent de nous positionner

dans l’espace, sur Terre et dans le temps.


 

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LE DÉBUT

D'après Les dossiers d’archéologie n° 191 – Mars 1994 « Astrologie en Mésopotamie » - Éditions Faton
 

« Par un étonnant jeu du sort, avant d’inventer l’écriture, l’homme a dû apprendre à lire, à déchiffrer et à décrypter les messages que les dieux créateurs lui avaient laissés. Les Mésopotamiens furent, une fois encore, les précurseurs d’un art divinatoire qui devait marquer l’histoire de l’humanité. Leur divination fut aussi un système d’écriture fondé sur l’observation des cieux (astrologie), des entrailles ( extispicine) et du foie (hépatoscopie), sur une logique de l’analogie et une interprétation symbolique régie par l’expérience. C’est après seulement que l’écrit idéogrammatique est apparu pour fixer les observations et ériger les règles d’interprétation. L’esprit de l’homme devint rationnel et complexe à l’image du ciel qu’il observait. » (Jean-Marie Durand)

Selon les découvertes faites dans l’actuelle Syrie, dans les cités de Mari et d’Ebla, l’observation de la voûte céleste et la science des astres datent au moins du IIIème millénaire avant J.C.

À cette époque, l’interprétation était, à priori, surtout réservée aux rois, afin de préciser si une action était possible ou non.

Un des plus anciens recueils de présages, trouvé à Mari, date du 18ème siècle avant J.C. Ces présages étaient faits en fonction du mois où se produisait une éclipse.

Ces vastes recueils ont été constitués au fil des siècles et consignaient l’expérience accumulée, permettant de trouver le sens du signe apparu au firmament.

« Cependant, il est certain que les anciens Mésopotamiens n’ont jamais cru que les astres avaient, en tant que tels, une influence déterminante sur la vie des hommes. Les phénomènes célestes ne sont que des avertissements adressés par les dieux aux hommes. Lorsque les présages étaient mauvais, il était d’ailleurs toujours possible d’écarter le mal prédit par le moyen de rituels appropriés. Ce qui est remarquable, c’est que les anciens Mésopotamiens ne voyaient pas dans le fonctionnement normal du cosmos la manifestation d’une intelligence suprême organisatrice de l’Univers : au contraire, ce sont les anomalies qui, pour eux, étaient le signe de la présence divine. » (Dominique Charpin)

ORGANISATION DU TEMPS ET CALENDRIERS (d’après l’article de Bertrand Lafont)

Afin de mesurer le temps qui passe, on s’est d’abord fondé sur la marche du Soleil, le cycle des saisons et les phases de la Lune. C’est en regardant revenir chaque printemps qu’on peut évaluer la longueur de la vie. Soleil et Lune permettent de définir avec précision les unités de temps égales et mesurables : les jours, les mois et les années.

Nous avons hérité de la Mésopotamie, la semaine de sept jours, fondée sur les quatre quartiers de la Lune. Chaque jour est nommé d’après l’un des astres que connaissaient les Mésopotamiens :
•    Soleil : dimanche
•    Lune : lundi
•    Mars : Mardi
•    Mercure : Mercredi
•    Jupiter : Jeudi
•    Vénus : Vendredi
•    Saturne : Samedi

Dès le IIIème millénaire avant J.C., l’astronomie, les mathématiques et la physique étaient suffisamment développées pour calculer le temps. Les Grecs ont directement hérités de tous ces savoirs.

Les journées étaient calculées en douze « heures-doubles » grâce aux horloges à eau (appelées « clepsydres » par les Grecs). D’autres instruments, apparentés à nos cadrans solaires, permettaient de suivre la marche du Soleil en plus d’observer l’inclinaison de l’écliptique (avec un « polos ») ou les solstices (avec un « gnomon »).

ORIGINES DU ZODIAQUE (d’après l’article de Cécile Michel)

Selon les traités astronomiques et les tablettes mythologiques de Mésopotamie, lorsque les dieux créèrent le monde, Mardouk, grand dieu de Babylone, installa et organisa les astres dans le ciel, tel que décrit dans ce poème babylonien de la création (fin du second millénaire avant J.C.) :

« Il créa les stations (célestes) pour les grands dieux, il dessina les étoiles, leurs équivalents astraux, en constellations, il définit l’année, dressa les frontières, et pour chacun des douze mois, il installa trois étoiles. Une fois qu’il eut dessiné le plan pour l’année, il fixa la station de Neberou (méridien) pour définir leurs limites, et pour qu’aucune (étoile) ne commette de faute ni de négligence, il fixa avec lui la station d’Enlil (le roi des dieux) et la station d’Ea (maître de la sagesse). Il ouvrit des portes des deux côtés (du ciel), et les renforça d’un verrou à gauche et à droite ».

Peu avant le début du premier millénaire, une série de trois tablettes dénommée Moul Apin « constellation de la Charrue », établit l’inventaire de 66 constellations et étoiles regroupées en trois voies célestes. Ces dernières, déterminées par les stations des dieux, représentent désormais des plans de référence, parallèles à l’équateur, pour la localisation des étoiles ou le mouvement des astres errants.

Les trois voies sont conçues comme des segments le long de cet horizon et sont définies de la façon suivante :
•    La voie d’Enlil : le trajet du Soleil à la tête de l’enclos (segment au nord).
•    La voie d’Anou, dieu du ciel : le trajet du Soleil au milieu de l’enclos (segment central).
•    La voie d’Ea (ou Enkil) : le trajet du Soleil à l’extrémité de l’enclos (segment au sud).

Enlil, roi des dieux, dirigeant le domaine terrestre et présidant aux destinées des royaumes terrestres.
Enki/Ea, modèle de sagesse et de ruse, dispensateur des savoirs et des techniques, protecteur des hommes, dont le domaine est l'Abîme.

Une tablette range à part 18 constellations se trouvant sur l’orbite de la Lune, du Soleil et des planètes : il s’agit de la toute première définition de la ceinture zodiacale. Son libellé comme « chemin du soleil/de la lune » propose déjà une idée de cycle rythmant les ans, les saisons et les mois.

Une autre liste, postérieure, diminue le nombre de ces constellations à 15.

C’est au Vème siècle avant J.C. que le zodiaque est réduit à 12 constellations.

Dans un texte daté de 419 avant J.C., les positions des planètes ne correspondent plus aux constellations mais aux signes du zodiaque : ces derniers ont naturellement pris les noms des constellations qu’ils contiennent.

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L’écliptique, correspondant à l’orbite du Soleil, au milieu de la ceinture zodiacale, est désormais découpé en 12 signes de 30° chacun. Ces signes de longueur égale, ne correspondent pas avec les constellations beaucoup plus anciennes dont les contours fluctuent; en revanche, ils correspondent aux douze mois de l’année. Cette nouvelle division du cercle céleste sert à mesurer la progression du Soleil et des planètes par rapport aux étoiles brillantes connues : c’est le système de référence désormais en usage.

Les douze constellations du zodiaque utilisées par les Babyloniens, seraient le modèle original de celles décrites par le Grec Ptolémée, au second siècle après J.C. En effet, il apparaît de plus en plus clairement que les noms grecs des signes du zodiaque sont en fait des traductions, parfois légèrement modifiées, des noms babyloniens. Un seul signe fut remplacé : le Bélier.

Quant au zodiaque égyptien de Dendera, il mélange les traditions grecques et babyloniennes.

Même si les frontières de ces constellations diffèrent des nôtres dans certains détails, leurs formes globales n’ont pas été altérées à travers les millénaires. Les images de certaines constellations sont dessinées sur des tablettes astrologiques de l’époque séleucide (entre le 4ème et le 1er siècle avant J.C.).

LES PREMIERS HOROSCOPES DU MONDE (d’après l’article de Michaël Guichard)

Vers la fin du 5ème siècle avant J.C. apparaissent, en Mésopotamie, les plus vieux horoscopes connus, c’est-à-dire l’observation du ciel à la naissance d’un petit enfant, faite en fonction de lui. La collection des horoscopes mésopotamiens est très limitée, le plus ancien date de 410 avant J.C. et le plus récent date de 68 avant J.C. Ces documents montrent que la Babylonie est bien le lieu de leur invention et non pas le monde grec (le plus ancien horoscope hellénistique date de 71 avant J.C.).

Initialement réservée à l’usage des rois dans l’exercice de leur fonction, il semble que ce soit à cette époque que l’astrologie divinatoire se double d’une conduite « prospective » qui permettait de connaître les desseins des dieux et ce qu’ils préparaient aux humains. Cette recherche de l’avenir est vite devenue l’essentiel. On ne pouvait se permettre de se contenter d’interroger les dieux uniquement sur les projets humains en ignorant ce qu’ils méditaient eux-mêmes.

L’engouement pour l’observation céleste entraîna, au moins à partir de 750 avant J.C., l’établissement de tables astronomiques (éphémérides).

Les données étaient établies par l’observation des astres, mais aussi à l’aide de calculs. Outre les mouvements planétaires, le scribe notait également les événements météorologiques, l’évolution des prix des marchés et même des événements de nature politique, comme s’ils cherchaient à mettre en évidence des liens de causalité entre le ciel et la terre. Pour les scribes, chaque événement portait une signification qui le dépasse.

À partir du 5ème siècle avant J.C., l’astronomie mathématique se développe. Des éphémérides purement mathématiques sont réalisées, permettant de prédire les phases de la Lune et les mouvements des planètes. Cette astronomie a créé le zodiaque.

La pratique intensive de la divination pour savoir si l’action projetée était possible ou non, a donné naissance aux hémérologies (jours fastes et néfastes) et aux ménologies (mois fastes et néfastes). Les présages de naissance ne sont qu’une extension de ces hémérologies.

La nouveauté des horoscopes est qu’ils supposent la croyance que l’état du ciel au moment de la naissance permet une prédiction privilégiée s’étendant à l’ensemble d’une vie, alors que les recours aux autres procédures divinatoires ne valent que pour tout de suite (divination déductive) ou pour un temps déterminé de peu d’ampleur (divination provoquée).

Glossaire

Bélier

À l'image de la vie qui reprend après l'hiver, le Bélier symbolise tous les renouveaux et toute la force, le courage et la volonté qu'il faut pour surmonter les obstacles.

L’énergie Bélier nous propulse en avant. C’est l’énergie du désir de vivre, notre volonté de survivre. C’est l’instinct du combattant qui surmonte les peurs, qui relève les défis.

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Cycle

ASTRONOMIE (lire plus)

Un cycle entre deux planètes est basé sur le modèle du cycle de la lunaison : les aspects que la Lune fait chaque mois au Soleil. La planète la plus rapide étant associée à la Lune et la plus lente au Soleil

SYMBOLISME (lire plus)

En prenant le thème natal comme point d’origine, les aspects que forment Saturne, Uranus, Neptune et Pluton en transit par rapport à leur position natale marquent des étapes importantes dans la vie d’un individu. Ce sont les cycles génériques.

Écliptique

Du point de vue géocentrique, l’écliptique correspond au trajet du Soleil autour de la Terre.

Du point de vue héliocentrique, l’écliptique correspond au trajet de la Terre autour du Soleil.

L’écliptique est un point de repère pour déterminer l’inclinaison des planètes et autres objets célestes. Toutes les planètes orbitent à l’intérieur de la bande du zodiaque, alors que les planètes naines orbitent à l’extérieur.

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Date de création : 02/01/2018 15:24
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